« Le premier mois »

« Le premier mois »

On en parle ou pas de cette claque, de ce tsunami d’émotions physiques et psychologiques qu’on se prend en pleine face ?

Ce mois a été intense. Entre la semaine en neonat, bébé en avance d’un mois, la césarienne, l’allaitement que j’ai fais deux semaines, c’est un combat qui s’arrête enfin. À peine le temps de réaliser ce qui se passe, qu’un ras de marée de nouvelles sensations te submerge. Ce truc idéalisé, cet accouchement qui se transforme en opération comme si tu t’étais tapé Space Mountain fois mille, ce corps qui se vide d’un coup, ces 14 kilos perdus, ces seins vides, ce ventre vide, ce petit être qui a besoin h24 de toi. Ce nouveau rôle, ce nouveau couple, ce sentiment d’avoir rêver sa grossesse. C’est tellement fou quand tu passe direct de grosse à vide. Mon mari qui a assuré de fou, ce baby blues qui m’a fait peur, ta mère qui vient te sauver tellement t’es épuisée par tout ce qui s’est passé. Ce nouveau rythme incroyable auquel tu n’es pas préparé. Ce petit poids qui n’en est plus un aujourd’hui et qui va bien, merci la vie. Cette boule au ventre de te dire au début que t’y arrivera jamais. Cette confiance en toi qu’il faut trouver et que j’ai trouvé grâce à ma mère et mon homme. Wow, je m’y attendais pas de vivre tout ça, et je me découvre en tant que mère. Ces premières balades avec la poussette où t’as l’impression que c’est une blague.

Que d’émotions… sûrement les plus fortes de ma vie. Du début à la fin ça aura été un sacré truc tout ça. Mais quand le baby blues se casse et que tu reprends des forces, ça va mieux déjà dans ta tête. On prend le plis, on s’habitue, on évolue chaque jour et on vire cette pression de merde qu’on se met. La maternité était dingue mais on a pu souffler quand mini a fait plus de 3kg à ses 3 semaines. On est pas préparé à l’après et c’est pour ça qu’il faut pas hésiter à se faire aider dans tout. Pour se remettre, pour s’accepter tel qu’on est. Pour digérer la césarienne et ce mois d’avance aussi.

Je n’oublierai jamais ce mois, je n’oublierai jamais la relation que j’ai avec mon mari qui s’est révélée encore plus fusionnelle. Je suis la mère de Simone mais je n’oublie pas que je suis sa femme, que je suis une femme aussi avant tout. Je suis comblée aujourd’hui et je revis après ces 4 ans de combat. Je me souviendrai toujours de ce soulagement que j’ai eu quand Simone est sortie de mon ventre. Moi aussi je suis née ce jour là, le 15 décembre 2018 à 18h34 je revis et je suis soulagée qu’une page se tourne. Cette envie de croquer la vie à pleine dents et de profiter de chaque minute, de chaque seconde avec ma fille et mon mari comme jamais. Ce premier mois a été difficile, mais quelle chance nous avons que notre Simone soit si vaillante, courageuse et en pleine santé. C’est incroyable comme on se sent démuni mais tellement vivant.

Je n’oublierai jamais le  »je t’aime’‘ et les larmes que nous nous sommes échangés avec mon mari quand le rideau est tombé, sa main que je serrais si fort et ces sensations si profondes, l’instant le plus dingue de ma vie. Je peux dire aujourd’hui que ça valait le coup d’en chier et qu’il faut parler de ce qu’on ressent, mais je comprend mieux les mamans et les femmes quand elles me disaient qu’un bébé ça chamboule tout. Bordel c’est un sacré truc, on se dit qu’on sera comme ci ou comme ça, on imagine, on idéalise la chose mais que c’est bon de vivre tout ça et de se dire que ça fait déjà un mois. Le temps passe à une vitesse incroyable, alors on va essayer de faire attention pour ne pas en louper une miette et de vivre chaque instant. Ce sera peut être le seul bébé alors bordel profitons et serrons les dents quand c’est difficile.

Simone fait 3,560 kg aujourd’hui et 49 cm

Avec tout notre amour

Liza xx

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